cabinet d’ostéopathie du château

L’ostéopathie pour les cavaliers

L’ostéopathie pour les cavaliers

20/02/2525

Quel cavalier ne s’est pas entendu dire après une bonne chute qu’il fallait tout de suite se remettre en selle ?

Et c’est vrai ! Mais de fait, nous avons tendance à banaliser les chutes que nous faisons de cheval, alors que parfois… cela peut être assez violent il faut bien être honnête… Et si cela laissait des traces ?

Parfois aussi, au moment de régler ses étriers, qui n’a jamais eu l’impression que ses deux étrivières n’avaient pas les trous au même niveau ?

Ou encore de sentir qu’il était plus difficile d’accompagner les mouvements de son cheval au galop sur un pied que sur l’autre ? Ou plus difficile d’accompagner sur un côté dans l’appuyer ? Cela peut venir de notre fidèle monture bien sûr, mais si cela venait aussi de notre côté, de petits blocages au niveau du bassin par exemple qui freine notre mobilité ?

 

Aujourd’hui, beaucoup de cavaliers font venir l’ostéopathe pour leur cheval, mais cette visite pourrait être aussi l’occasion de faire un point pour soi même chez l’ostéopathe…

1/ L’équitation : un bon sport pour le dos !

 

Parmi les clichés de ce que l’on peut entendre lorsque l’on monte à cheval en voici deux que nous autres cavaliers connaissons par cœur :

L’équitation ce n’est pas un sport, et l’équitation c’est mauvais pour le dos.

Non et non !

L’équitation est un sport.

 

Il suffit de demander à un débutant de tenir en selle une heure à cheval et de mettre un peu des jambes, se tenir droit, détendre ses épaules, descendre ses talons… pour le voir le lendemain pétri de courbatures et à marcher comme un canard.

Donc oui l’équitation est un sport, et à ce titre il est nécessaire de faire une suivi en ostéopathie. Une fois par an au moins, et davantage si l’on monte très régulièrement.

D’autant que ce sport est un sport qui se pratique à deux. Et particulièrement si l’on monte toujours le même cheval, on aura tendance à prendre ses « défauts », et à lui faire partager les nôtres également.

Donc pour votre cheval et pour vous-même, c’est important de consulter en ostéopathie.

 

L’équitation est bénéfique pour le dos.

 

Oui, vraiment. Bien sûr, comme pour tous les sports pratiqués pendant la croissance il faut le pratiquer avec modération, mais la posture du cavalier est une posture droite, les épaules descendues, le bassin souple. Ne serait ce que la position assise sur un cheval au pas, stimule les muscles profond du dos, et cela de manière symétrique.

Il existe des contre-indications à la pratique de l’équitation, dont vous pourrez parler avec votre médecin, mais sachez que par exemple la scoliose (si elle modérée) n’en fait pas partie. Aujourd’hui d’ailleurs il est admis que pour un jeune avec une scoliose, il vaut mieux la pratique d’un sport, quel qu’il soit, que pas de sport du tout.

 

2/ Que peut apporter l’ostéopathie aux cavaliers ?

 

Eviter l’effet cumulatif

Je tombe, je remonte en selle, je retombe… Parfois les impacts sur les fesses, le dos, le diaphragme (par ces chutes qui « coupent la respiration « ) créent des blocages, des raideurs, qui ne passent pas avec le temps mais qui ont plutôt tendance à s’accumuler.

Une aide à une bonne posture à cheval

Si mon bassin ou mon dos ne sont pas souples, il sera particulièrement difficile d’avoir une bonne posture à cheval. Le fameux « redresse toi », « baisse tes épaules ». Pour certains cavaliers cette posture est naturelle, pour d’autres pas du tout. Mais comme nous le savons tous, plus l’on se tient le dos avachi, plus cela demande d’efforts aux bras, aux épaules et jambes pour placer ses aides, et donc moins la communication avec notre cheval est simple, fluide et détendue. Plus le dos s’allonge vers le haut, plus il en a la capacité, plus les aides sont faciles à mettre en place.

 

Avoir une bonne assiette

Source : https://piaffer.ch/retroversion.html

L’assiette c’est cette adaptabilité du bassin et du rachis à suivre les mouvement de sa monture. C’est ce qui permet au cavalier de rester lié à son cheval et maître de son équilibre. C’est par son intermédaire qu’il exerce l’action du poids de son corps.

En mouvement, la position du bassin oscille entre l’antéversion et la rétroversion, dans les déplacements latéraux, le cavalier doit avoir la possibilité de déplacer son centre de gravité d’un côté ou l’autre.

Un bassin souple et équilibré offre la possibilité d’avoir les deux ischions en appui de manière égale sur la selle, et des lombaires souples d’accompagner les mouvements du cheval, donc aide à avoir une bonne assiette.

 

Avoir des aides plus symétriques

Par un appui dans les étriers un peu plus symétrique, et une action globale de la jambe du dos et du bassin facilitée. Chevilles, genoux, hanches, bassin sont importants, et le moins il y a aura de blocages, de tensions, plus l’action sera facilitée.

Avoir une bonne respiration

Cette respiration est particulièrement importante à cheval. Déjà pour être plus détendu, ce qui est fortement ressenti par votre monture, mais aussi pour avoir une posture souple, et pour avoir un centre de gravité plus proche de celui du cheval.

Le diaphragme est très important à regarder chez les cavaliers, que ce soit sur ses attaches plus postérieures au niveau du dos ( dont les tensions auront tendance à figer le dos), ou sur la partie plus antérieure (ce qui limitera l’amplitude thoracique et favorise la flexion antérieure du tronc).

 

3/ Qu’est ce que regardera l’ostéopathe ?

 

Tout bien sûr !

L’ostéopathie est une approche holistique du corps, c’est-à-dire qu’elle prend en compte le plus possible la globalité du corps.

Et l’équitation se pratique avec tout son corps, des pieds à la tête. On ne sait que trop par exemple l’importance du regard et de l’orientation de la tête, du buste, dans un parcours d’obstacles…

 Une attention particulière…

Nous aurons peut être une attention particulière sur tout l’axe cranio-sacré, le bassin, mais tout est important. D’autant que nous ne faisons pas que monter à cheval, il peut aussi y avoir les tensions occasionnées par la posture au travail, la vieille entorse qui se fait parfois encore sentir…

Je vous invite à consulter cet article publié sur équipédia, sur une étude menée à l’Ifce, sur le site de l’Ecole Nationale d’Equitation : Article Prise en charge ostéopathique en équitation

 

3/ Quand consulter ?

 

Pour le cavalier qui monte toujours le même cheval, ou qui a son cheval

Pour un cavalier qui a son cheval, ou qui monte toujours le même, si ce dernier voit un ostéopathe le mieux est de combiner les deux séances. Cela permet de remettre tout le monde « bien droit » pour repartir du bon pied.

Car notre cheval est bien sûr impacté dans sa locomotion par nos défauts posturaux, nos blocages articulaires, nos asymétries, et l’inverse est vrai également. C’est moins le cas lorsque nous changeons de monture ! Donc l’idéal est que cheval et cavalier voient l’ostéopathe sur la même période.

Pour le cavalier qui fait de la compétition

Pour un cavalier qui fait de la compétition, le mieux est de prévoir sa séance pendant la saison creuse, et de ne pas prévoir de monter juste après. Si la saison est intense, ou que malheureusement il y a chute, cela peut être judicieux de consulter à ce moment là également…

 

Pour le cavalier loisir

Pour le cavalier qui monte une fois par semaine, il n’y a pas de moment plus propice, il vaut simplement mieux ne pas prévoir de monter le jour même et si possible le lendemain.

 

4/ Conclusion

 

Le cavalier doit être considéré comme un sportif et à ce titre doit pouvoir consulter l’ostéopathe une à plusieurs fois par an en fonction de l’intensité de sa pratique.

Cela pour éviter au corps de garder en mémoire les différents chocs, symétriser ses appuis…

Les séances d’ostéopathie douce telle que pratiquée au cabinet favorise le développement de la proprioception, c’est à dire du ressenti fin des différentes parties de son corps et de leur position dans l’espace. Avec le temps, cette proprioception qui sera développée permettra au cavalier d’avoir des informations beaucoup plus pertinentes sur sa posture et de contrôler de manière beaucoup plus efficace les gestes et les mouvements qu’il fera en montant à cheval, et donc l’aider à mieux communiquer avec son cheval, de manière plus détendue, plus fluide, et ainsi progresser dans ce merveilleux sport.